Largo Winch : un film en héritage
Créé en 1977 et adapté en BD au début des années 90, le personnage de Van Hamme est sans aucun doute l’un des héros les plus populaires de par chez nous (il se vend entre 1 et 2 millions d’albums chaque année). Après une série télé pas extra-ordinaire, l’arrivée de Largo Winch au cinéma pouvait soulever quelques interrogations. Alors pour ne pas rester songeur, j’ai décidé de tenter le coup et je vous en parle tout de suite après la bande-annonce.
Avant tout, je dois vous faire un aveu : je suis venu à Largo Winch avec la série télé. Je n’avais donc jamais lu les premiers épisodes et la série ne rend pas bien du tout l’arrivée de Largo à la tête du groupe W. Ca tombe bien, c’est le sujet du film.
Et il le traite très bien ! Le film présente un mélange très intéressant entre l’histoire personnelle de Largo et les événements qui suivent la mort de son père. Le dosage est parfait ; il permet de découvrir la genèse du héros sans ralentir le rythme. Et du rythme, il n’en manque pas ; l’action est au rendez-vous, les voitures explosent, les balles sifflent et les coups pleuvent. Mais le film ne serait pas complet sans les passages plus lents qui nous permettent de découvrir l’héritier. En effet pas de cascades mémorables, seulement du classique efficace.

Parlons un peu de Largo, ou plutôt de son interprète : Tomer Sisley. Pour ma génération, Tomer c’est l’acteur cool de Studio Sud, la sitcom de M6 aux décors acidulés et aux scénarios passionnants. J’avais perdu de vue le grand chevelu après cette période avant de le ré-entendre chez Ruquier et de découvrir qu’il faisait la première partie de Jamel. Il est donc revenu dans le paysage audiovisuel français par l’humour (assez bon en général d’ailleurs) et voilà qu’on apprend qu’il a obtenu le premier rôle dans l’adaptation cinématographique de Largo Winch. Le choix semblait étrange mais il s’avère payant, puisqu’il correspond parfaitement au personnage de barroudeur un peu fou mais super classe, sans jouer la gravure de mode. Un joli pari réussi de Jérôme Salle, le réalisateur.
En conclusion, si vous ne l’avez pas encore vu, n’hésitez pas, vous passerez un bon moment. Souhaitons une belle réussite au film dans le monde (c’est bien parti en France), puisqu’il a clairement été conçu pour séduire à l’étranger et qu’il n’a rien à envier aux productions américaines.








