Valentine’s Day
Trouver l’intro est souvent pour moi la partie la plus compliquée dans l’écriture d’un article, parfois elle glisse toute seule afin de vous placer dans une situation temporelle, parfois l’idée est là et les mots seuls restent à trouver, mais souvent je galère un peu. Mais alors aujourd’hui, c’est le blanc total ; à tel point que j’avais tout simplement renoncé à parler du film, puisqu’il m’inspirait tellement peu. Mais comme on m’a demandé mon avis, quitte à le donner autant le faire par ici. Ou comment écrire une intro sans rien avoir à y dire… (ah tiens c’est marrant maintenant je me dis que j’aurais pu vous parler de la place de cette fête dans le cinéma, bah ce sera pour l’année prochaine…)

Les destins croisés de couples qui se séparent ou se retrouvent… de célibataires qui se rencontrent… à Los Angeles, le jour de la Saint-Valentin…
Ca c’est du pitch court, et la bande-annonce ne vous en aura pas appris plus. Voilà donc un film choral aux destins croisés dans le genre de « Love Actually ». Pas de grande histoire mais de nombreuses versions d’amours et de couples sur fond de jour le plus romantique de l’année ; avec bien-sûr quelques histoires principales qui finissent par se frôler, voire se percuter. Et pour servir ces nombreux personnages, une flopée d’interprètes connus ; de Julia Roberts sur le retour à sa nièce Emma, qui débute sa carrière et dont je vous avais déjà parlé pour son rôle dans Wild Child, en passant par les co-stars de Grey’s Patrick Dempsey et Eric Dane, la revenante Jessica Biel, la charmante mais énervante Anne Hathaway, les ex-héroïnes de série Jennifer Garner et Jessica Alba ou le très demandé Bradley Cooper, sans bien-sûr oublier monsieur Demi Moore, j’ai nommé Ashton Kutcher, pivot du film. Pfiouuu ça fait déjà pas mal, et pourtant j’en ai laissés de côté je vous assure. Avec cette pléthore d’interprètes, le jeu est inégal ; s’il n’y a dans l’ensemble rien à redire, certains m’ont semblé passer complètement à côté.

Une comédie romantique chorale et croisée, « Love Actually » venait naturellement à l’esprit. Mais les américains ne sont pas anglais, Los Angeles n’est pas Londres et Garry Marshall, malgré « Pretty Woman » et « Just Married », n’est pas Richard Curtis. Alors oui c’est drôle, on rit beaucoup ; oui c’est plein d’amour, fallait bien c’était le thème après tout ; mais non ce n’est pas une comédie romantique ! Il y a des standards dans la comédie romantique, des enchaînements qui vont pousser le spectateur à espérer la victoire inéluctable de l’amour. Raté ici. Sans vous en dévoiler trop, la fin du film déçoit, oscillant entre trop facile et pas assez assumé. On ne ressort pas de la salle en cherchant l’amour à chaque coin de rue, des étoiles dans les yeux ; on en ressort comme on y était entrés, après avoir passé deux très bonnes heures.
Plutôt que comédie romantique, Valentine’s Day est une comédie, tout court, sur fond de romance ; mais tout de même un très bon divertissement. A voir si on a le temps, si la salle de « Shutter Island » est pleine ou si Elle insiste vraiment.








